Il ne faut pas se satisfaire de donner de l'argent ; l'argent n'est pas assez, car on peut en trouver. C'est de nos mains que les pauvres ont besoin pour être servis, c'est de nos cœurs qu'ils ont besoin pour être aimés. La religion du Christ est l'amour, la contagion de l'amour.
Ceux qui peuvent s'offrir une vie aisée ont sans doute leurs raisons. Ils peuvent l'avoir gagnée par leur travail ; je ne suis en colère que devant le gaspillage, devant ceux qui mettent aux ordures ce qui pourrait nous être utile. La difficulté, c'est que bien souvent les riches, ou même les gens aisés, ne savent pas vraiment ce que sont les pauvres ; c'est pourquoi nous pouvons leur pardonner, car la connaissance ne peut que conduire à l'amour, et l'amour au service. C'est parce qu'ils ne les connaissent pas qu'ils ne sont pas émus par eux.
J'essaie de donner aux pauvres, par amour, ce que les riches pourraient obtenir par l'argent. Certes, je ne toucherais pas un lépreux pour un million ; mais je le soigne volontiers pour l'amour de Dieu. 

Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997), 

Elle a vécu soixante ans cachée dans le silence de son monastère. Elle s'est plongée avidement dans la recherche de Dieu. Elle l'a rencontré surtout dans la Parole et dans les sacrements, mais aussi dans le tissu quotidien de sa vie de travail et des relations. avec les soeurs de sa communauté. Coupée du monde elle s'est faite solidaire de ce monde et l'a porté dans sa prière, pour que le Seigneur l'éclaire et le sauve c'est bien une vocation apostolique qu'elle a vécue jusqu'au bout.

Après sa mort (en 1994), on a découvert des cartons emplis de petits papiers qu'elle écrivait depuis plusieurs années. Elle y notait ses réflexions, et surtout le fruit de sa méditation sur le texte biblique qui lui était donné chaque semaine par son confesseur.

Elle accueillait cette Parole comme un cadeau du Seigneur, un trésor où elle puisait le sens de sa vie spirituelle. Ce n'était pas de l'exégèse, mais une lecture amoureuse de cette Parole vivante, qu'elle ne cessait de ruminer, selon le mot de la tradition monastique. Elle a gardé ces papiers dont personne n'avait connaissance. Ils n'étaient certainement pas destinés à être publiés. Leur authenticité n'en est que plus frappante. Les courtes méditations bibliques expriment une confiance et un abandon qui n'ont rien de désuet, un peu dans le style de Thérèse de Lisieux luttant dans l'épreuve à la fin de sa vie.

Son frère, le Père Raymond Girard, que peut-être certains ont connu quand il était curé de la paroisse Notre Dame de la Paix à Montpellier, avait choisi quelques-uns de ces papiers pour en faire un livre : la Parole Ruminée qui n'est plus édité aujourd'hui.

Je vous propose de découvrir quelques pages de cet ouvrage, c'est un véritable trésor ...

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