Il se peut que dans l'appartement ou la maison à côté de la tienne vive un aveugle qui se réjouirait de ta visite pour lui lire le journal. Il se peut qu'il y ait une famille qui soit dans le besoin de quelque chose dépourvu d'importance à tes yeux, quelque chose d'aussi simple que le fait de faire garder leur enfant pour une demi-heure. Il y a tant de petites choses qui sont si petites qu'une multitude de gens les oublie.
Ne pense pas qu'il faille être simple d'esprit pour s'occuper de la cuisine. Ne pense pas que s'asseoir, se lever, aller et venir, que tout ce que tu fais n'est pas important aux yeux de Dieu.
Dieu ne te demandera pas combien de livres tu as lus, combien de miracles tu as accomplis. Il te demandera si tu as fait de ton mieux, par l'amour de lui. Peux-tu dire en toute sincérité : « J'ai fait de mon mieux » ? Même si le mieux doit se révéler un échec, il doit être notre mieux. Si tu es réellement amoureux du Christ, aussi modeste que soit ton travail, il en sera mieux accompli, de tout cœur. Ton travail attestera ton amour. Tu peux t'épuiser au travail, tu peux même t'y tuer, mais tant qu'il n'est pas mêlé d'amour, il est inutile. Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997)

Le collège s'ouvre aux migrants

                     Tout au long du mois de mai, six classes de 4eme du collège Vincent-Badie ont travaillé sur le problème, ô combien actuel, des migrants. Et c'est à un véritable travail d'équipe auquel ont participé plus de 160 élèves briefés par Mme Schoebel et M. Cordeiro, professeurs d'Histoire, Mme Colomar-Sanchez, professeur de Français, Mme Fouet, documentaliste, et bien évidemment Mme Cofais, la Principale de l'établissement.

                     Si la réflexion a été menée dans chaque classe avec, par exemple, la confection de cartes retraçant le dangereux parcours d'un migrant entre la Syrie et Paris, par le biais aussi de chiffres permettant de comprendre l'implication... ou la timidité des pays européens, le moment fort fut la rencontre avec des membres du Comité d'accueil des Migrants de Montarnaud. Ceux-ci ont en effet expliqué comment il est possible d'accueillir des migrants. Ils ont raconté la belle histoire de la famille Kasbarian, à Montarnaud depuis octobre 2016, une famille syrienne normale (il est électricien auto, elle est sage-femme) qui, ici, a retrouvé la joie de vivre. Leur vie a basculé dans l'horreur fin 2015 lorsque Daesh a investi Konané, la ville où ils habitaient et dans laquelle ils possédaient une maison et un atelier détruits par la guerre. Les membres du comité ont également parlé des difficultés rencontrées par les mineurs non accompagnés arrivant d'Afrique noire le plus souvent, du réseau Welcome qui « place » les demandeurs d'asile dans des familles le temps de l'instruction de leur dossier. En fait, ils ont ainsi essayé d'illustrer les concepts de fraternité et de solidarité qui les animent face à l'horreur qui touche des gens comme nous... nés au mauvais endroit au mauvais moment. Enfin, lors d'une de ses dernières interventions, le comité a procédé à un petit sondage en demandant aux élèves combien d'entre eux avaient un parent ou un grand-parent d'origine étrangère. Sur 28, 19 étaient dans ce cas... Une autre façon de combattre cette peur de l'autre et de faire comprendre que l'étranger... ce peut être nous !

                   En tout cas, à voir les réactions parfois émues des élèves aussi curieux qu'attentifs, le message délivré lors de ces belles rencontres semble être bien passé.

photo collège migrants

Mme Bousquet et M. Carrière du comité d'accueil des Migrants de Montarnaud, et M. Cordeiro et Mme Schoebel, professeurs d'Histoire face à une classe attentive.