C'est à Dieu de savoir quand viendra la fin du monde : quoi qu'il en soit, c'est maintenant le temps de la foi... Pour chacun de nous le temps est proche, parce que nous sommes mortels. Nous marchons au milieu des dangers. Si nous étions de verre, nous les redouterions moins. Quoi de plus fragile qu'un récipient de verre ? Pourtant on le conserve et il dure des siècles, car on redoute pour lui une chute, mais non pas la vieillesse ni la fièvre. Nous sommes donc plus fragiles et plus faibles, et cette fragilité nous fait craindre chaque jour tous les accidents qui sont constants dans la vie des hommes. Et s'il n'y a pas d'accidents, il y a le temps qui marche. L'homme évite les heurts ; évite-t-il la dernière heure ? Il évite ce qui vient de l'extérieur ; peut-il chasser ce qui naît au-dedans de lui ? Parfois n'importe quelle maladie le domine subitement. Enfin, l'homme aurait-il été épargné toute sa vie, lorsqu'à la fin la vieillesse est venue, il n'y a plus de délai.Saint Augustin (354-430)

MESSE D'INAUGURATION A VAILHAUQUES

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Ce 22 Septembre 2018, l'achèvement des travaux de rénovation dans l'église Sainte-Foy de Vailhauquès, a été l'occasion d'une belle célébration très suivie par l'ensemble de nos paroissiens.

Cette messe, concélébrée par Mgr Pierre-Marie Carré, Mgr Claude Azema qui, rappelons-le, est originaire de Vailhauquès, notre curé le Père Didier Gounelle et le chanoine Michel Ricôme lui aussi enfant de Vailhauquès fut une cérémonie empreinte d'émotion et de ferveur dans cette église magnifiquement rénovée.

Nous avons remarqué la présence du maire de Vailhauquès ainsi que celle de Philipe Saurel, maire de Montpellier, venu en ami et voisin.

 Vous pouvez voir quelques photos dans la GALERIE au bas de cette page

Le collège s'ouvre aux migrants

                     Tout au long du mois de mai, six classes de 4eme du collège Vincent-Badie ont travaillé sur le problème, ô combien actuel, des migrants. Et c'est à un véritable travail d'équipe auquel ont participé plus de 160 élèves briefés par Mme Schoebel et M. Cordeiro, professeurs d'Histoire, Mme Colomar-Sanchez, professeur de Français, Mme Fouet, documentaliste, et bien évidemment Mme Cofais, la Principale de l'établissement.

                     Si la réflexion a été menée dans chaque classe avec, par exemple, la confection de cartes retraçant le dangereux parcours d'un migrant entre la Syrie et Paris, par le biais aussi de chiffres permettant de comprendre l'implication... ou la timidité des pays européens, le moment fort fut la rencontre avec des membres du Comité d'accueil des Migrants de Montarnaud. Ceux-ci ont en effet expliqué comment il est possible d'accueillir des migrants. Ils ont raconté la belle histoire de la famille Kasbarian, à Montarnaud depuis octobre 2016, une famille syrienne normale (il est électricien auto, elle est sage-femme) qui, ici, a retrouvé la joie de vivre. Leur vie a basculé dans l'horreur fin 2015 lorsque Daesh a investi Konané, la ville où ils habitaient et dans laquelle ils possédaient une maison et un atelier détruits par la guerre. Les membres du comité ont également parlé des difficultés rencontrées par les mineurs non accompagnés arrivant d'Afrique noire le plus souvent, du réseau Welcome qui « place » les demandeurs d'asile dans des familles le temps de l'instruction de leur dossier. En fait, ils ont ainsi essayé d'illustrer les concepts de fraternité et de solidarité qui les animent face à l'horreur qui touche des gens comme nous... nés au mauvais endroit au mauvais moment. Enfin, lors d'une de ses dernières interventions, le comité a procédé à un petit sondage en demandant aux élèves combien d'entre eux avaient un parent ou un grand-parent d'origine étrangère. Sur 28, 19 étaient dans ce cas... Une autre façon de combattre cette peur de l'autre et de faire comprendre que l'étranger... ce peut être nous !

                   En tout cas, à voir les réactions parfois émues des élèves aussi curieux qu'attentifs, le message délivré lors de ces belles rencontres semble être bien passé.

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Mme Bousquet et M. Carrière du comité d'accueil des Migrants de Montarnaud, et M. Cordeiro et Mme Schoebel, professeurs d'Histoire face à une classe attentive.