Voici une nouvelle année qui commence et personne ne sait de quoi elle sera faite. Et pourtant, nous portons dans notre cœur tant de souhaits, de désirs, de rêves même ! Qui que nous soyons, quel que soit notre âge et notre état, le premier souhait que nous formulons, c’est la santé:« Bonne année et bonne santé pour 2021…» 
Mais cette santé, si faible soit-elle, comment va-t-elle nous permettre de poursuivre notre route ? Heureusement nous ne sommes pas seuls pour parcourir le chemin de nos vies : il s’éclaire de petites lumières qui nous permettent d’avancer au milieu de l’obscurité. Telle était l’annonce du message de Noël : une grande lumière s’est levée dans les ténèbres pour le Peuple qui marchait dans la nuit.
 Et cette lumière, c’est Jésus le Christ, l’Astre d’En haut, le Soleil de justice, la Lumière du monde. Telle est aujourd’hui encore notre manière d’actualiser ce message : toutes les petites lumières, ceux et celles qui nous sont proches, constituent une grande lumière et une belle clarté, des rayons de soleil.
 Et nous mêmes nous pouvons entrer dans ce même mouvement. Dans l’Évangile Jésus nous dit : « Je suis la lumière du monde », et il ajoute : Vous êtes la lumière du monde. » Que la lumière de Noël continue à illuminer nos cœurs, nos esprits et notre vie pendant cette année nouvelle.
Pour cela, la plus petite flamme de chacun de nous peut y contribuer.
Mgr Claude AZEMA  Évêque auxiliaire émérite de Montpellier

Le collège s'ouvre aux migrants

                     Tout au long du mois de mai, six classes de 4eme du collège Vincent-Badie ont travaillé sur le problème, ô combien actuel, des migrants. Et c'est à un véritable travail d'équipe auquel ont participé plus de 160 élèves briefés par Mme Schoebel et M. Cordeiro, professeurs d'Histoire, Mme Colomar-Sanchez, professeur de Français, Mme Fouet, documentaliste, et bien évidemment Mme Cofais, la Principale de l'établissement.

                     Si la réflexion a été menée dans chaque classe avec, par exemple, la confection de cartes retraçant le dangereux parcours d'un migrant entre la Syrie et Paris, par le biais aussi de chiffres permettant de comprendre l'implication... ou la timidité des pays européens, le moment fort fut la rencontre avec des membres du Comité d'accueil des Migrants de Montarnaud. Ceux-ci ont en effet expliqué comment il est possible d'accueillir des migrants. Ils ont raconté la belle histoire de la famille Kasbarian, à Montarnaud depuis octobre 2016, une famille syrienne normale (il est électricien auto, elle est sage-femme) qui, ici, a retrouvé la joie de vivre. Leur vie a basculé dans l'horreur fin 2015 lorsque Daesh a investi Konané, la ville où ils habitaient et dans laquelle ils possédaient une maison et un atelier détruits par la guerre. Les membres du comité ont également parlé des difficultés rencontrées par les mineurs non accompagnés arrivant d'Afrique noire le plus souvent, du réseau Welcome qui « place » les demandeurs d'asile dans des familles le temps de l'instruction de leur dossier. En fait, ils ont ainsi essayé d'illustrer les concepts de fraternité et de solidarité qui les animent face à l'horreur qui touche des gens comme nous... nés au mauvais endroit au mauvais moment. Enfin, lors d'une de ses dernières interventions, le comité a procédé à un petit sondage en demandant aux élèves combien d'entre eux avaient un parent ou un grand-parent d'origine étrangère. Sur 28, 19 étaient dans ce cas... Une autre façon de combattre cette peur de l'autre et de faire comprendre que l'étranger... ce peut être nous !

                   En tout cas, à voir les réactions parfois émues des élèves aussi curieux qu'attentifs, le message délivré lors de ces belles rencontres semble être bien passé.

photo collège migrants

Mme Bousquet et M. Carrière du comité d'accueil des Migrants de Montarnaud, et M. Cordeiro et Mme Schoebel, professeurs d'Histoire face à une classe attentive.