Jésus frappe sans cesse à la porte de notre cœur, comme un mendiant, un mendiant en quête d’amour. Il attend, hâtons-nous d’ouvrir. Ne prenons pas de vains prétextes dictés par notre orgueil, acceptons de nous montrer devant lui le cœur à nu, avec toutes nos misères, notre lâcheté, nos péchés. Jésus connaît déjà nos défaillances. Malgré toutes nos imperfections, Il nous dit : Donne-moi ton cœur, aime-moi tel que tu es, tout de suite. En effet si, pour aimer Dieu, nous attendons d’être parfaits, nous ne L’aimerons jamais. Vivons intensément notre relation à Dieu, dans l’instant présent, ne nous apitoyons pas sur le passé, ne nous projetons pas dans l’avenir. Il est nécessaire de commencer tout de suite car la sainteté est dans l’instant présent. Nous n’avons que l’instant présent pour aimer Jésus, demain peut-être nous ne serons plus. Toutes nos actions, même les plus insignifiantes, doivent être dictées par l’amour que nous portons au Christ. Acceptons de nous laisser regarder par Dieu, offrons-lui notre amour absolu ; en échange Il remplira notre cœur et le formera à Son image.
extrait Evangile au quotidien

Le collège s'ouvre aux migrants

                     Tout au long du mois de mai, six classes de 4eme du collège Vincent-Badie ont travaillé sur le problème, ô combien actuel, des migrants. Et c'est à un véritable travail d'équipe auquel ont participé plus de 160 élèves briefés par Mme Schoebel et M. Cordeiro, professeurs d'Histoire, Mme Colomar-Sanchez, professeur de Français, Mme Fouet, documentaliste, et bien évidemment Mme Cofais, la Principale de l'établissement.

                     Si la réflexion a été menée dans chaque classe avec, par exemple, la confection de cartes retraçant le dangereux parcours d'un migrant entre la Syrie et Paris, par le biais aussi de chiffres permettant de comprendre l'implication... ou la timidité des pays européens, le moment fort fut la rencontre avec des membres du Comité d'accueil des Migrants de Montarnaud. Ceux-ci ont en effet expliqué comment il est possible d'accueillir des migrants. Ils ont raconté la belle histoire de la famille Kasbarian, à Montarnaud depuis octobre 2016, une famille syrienne normale (il est électricien auto, elle est sage-femme) qui, ici, a retrouvé la joie de vivre. Leur vie a basculé dans l'horreur fin 2015 lorsque Daesh a investi Konané, la ville où ils habitaient et dans laquelle ils possédaient une maison et un atelier détruits par la guerre. Les membres du comité ont également parlé des difficultés rencontrées par les mineurs non accompagnés arrivant d'Afrique noire le plus souvent, du réseau Welcome qui « place » les demandeurs d'asile dans des familles le temps de l'instruction de leur dossier. En fait, ils ont ainsi essayé d'illustrer les concepts de fraternité et de solidarité qui les animent face à l'horreur qui touche des gens comme nous... nés au mauvais endroit au mauvais moment. Enfin, lors d'une de ses dernières interventions, le comité a procédé à un petit sondage en demandant aux élèves combien d'entre eux avaient un parent ou un grand-parent d'origine étrangère. Sur 28, 19 étaient dans ce cas... Une autre façon de combattre cette peur de l'autre et de faire comprendre que l'étranger... ce peut être nous !

                   En tout cas, à voir les réactions parfois émues des élèves aussi curieux qu'attentifs, le message délivré lors de ces belles rencontres semble être bien passé.

photo collège migrants

Mme Bousquet et M. Carrière du comité d'accueil des Migrants de Montarnaud, et M. Cordeiro et Mme Schoebel, professeurs d'Histoire face à une classe attentive.