La famille humaine de Jésus n'aura pas de privilège, mais tous les humains auront le privilège d'entrer dans la famille de Jésus par une foi généreuse et active.
Au moment où Jésus parlait, Marie était encore dehors, hors du cercle des auditeurs. En réalité, Jésus venait de tracer le portrait spirituel de sa mère, celle qui, mieux que tout autre, écoutait la parole, celle qui, plus que tout autre, entrait dans les vues de Dieu.
Elle qui était au cœur des affections humaines de Jésus avait déjà sa place au cœur de la famille des croyants ; mais Jésus attendait son Heure, l'heure de la Passion glorifiante, pour la proclamer, du haut de la Croix :
"Femme, voici ton fils."
"Femme, voici tes enfants, et l'Eglise commise à ta tendresse."

fr Jean (ocd)

Elle a vécu soixante ans cachée dans le silence de son monastère. Elle s'est plongée avidement dans la recherche de Dieu. Elle l'a rencontré surtout dans la Parole et dans les sacrements, mais aussi dans le tissu quotidien de sa vie de travail et des relations. avec les soeurs de sa communauté. Coupée du monde elle s'est faite solidaire de ce monde et l'a porté dans sa prière, pour que le Seigneur l'éclaire et le sauve c'est bien une vocation apostolique qu'elle a vécue jusqu'au bout.

Après sa mort (en 1994), on a découvert des cartons emplis de petits papiers qu'elle écrivait depuis plusieurs années. Elle y notait ses réflexions, et surtout le fruit de sa méditation sur le texte biblique qui lui était donné chaque semaine par son confesseur.

Elle accueillait cette Parole comme un cadeau du Seigneur, un trésor où elle puisait le sens de sa vie spirituelle. Ce n'était pas de l'exégèse, mais une lecture amoureuse de cette Parole vivante, qu'elle ne cessait de ruminer, selon le mot de la tradition monastique. Elle a gardé ces papiers dont personne n'avait connaissance. Ils n'étaient certainement pas destinés à être publiés. Leur authenticité n'en est que plus frappante. Les courtes méditations bibliques expriment une confiance et un abandon qui n'ont rien de désuet, un peu dans le style de Thérèse de Lisieux luttant dans l'épreuve à la fin de sa vie.

Son frère, le Père Raymond Girard, que peut-être certains ont connu quand il était curé de la paroisse Notre Dame de la Paix à Montpellier, avait choisi quelques-uns de ces papiers pour en faire un livre : la Parole Ruminée qui n'est plus édité aujourd'hui.

Je vous propose de découvrir quelques pages de cet ouvrage, c'est un véritable trésor ...

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