Il se peut que dans l'appartement ou la maison à côté de la tienne vive un aveugle qui se réjouirait de ta visite pour lui lire le journal. Il se peut qu'il y ait une famille qui soit dans le besoin de quelque chose dépourvu d'importance à tes yeux, quelque chose d'aussi simple que le fait de faire garder leur enfant pour une demi-heure. Il y a tant de petites choses qui sont si petites qu'une multitude de gens les oublie.
Ne pense pas qu'il faille être simple d'esprit pour s'occuper de la cuisine. Ne pense pas que s'asseoir, se lever, aller et venir, que tout ce que tu fais n'est pas important aux yeux de Dieu.
Dieu ne te demandera pas combien de livres tu as lus, combien de miracles tu as accomplis. Il te demandera si tu as fait de ton mieux, par l'amour de lui. Peux-tu dire en toute sincérité : « J'ai fait de mon mieux » ? Même si le mieux doit se révéler un échec, il doit être notre mieux. Si tu es réellement amoureux du Christ, aussi modeste que soit ton travail, il en sera mieux accompli, de tout cœur. Ton travail attestera ton amour. Tu peux t'épuiser au travail, tu peux même t'y tuer, mais tant qu'il n'est pas mêlé d'amour, il est inutile. Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997)

Elle a vécu soixante ans cachée dans le silence de son monastère. Elle s'est plongée avidement dans la recherche de Dieu. Elle l'a rencontré surtout dans la Parole et dans les sacrements, mais aussi dans le tissu quotidien de sa vie de travail et des relations. avec les soeurs de sa communauté. Coupée du monde elle s'est faite solidaire de ce monde et l'a porté dans sa prière, pour que le Seigneur l'éclaire et le sauve c'est bien une vocation apostolique qu'elle a vécue jusqu'au bout.

Après sa mort (en 1994), on a découvert des cartons emplis de petits papiers qu'elle écrivait depuis plusieurs années. Elle y notait ses réflexions, et surtout le fruit de sa méditation sur le texte biblique qui lui était donné chaque semaine par son confesseur.

Elle accueillait cette Parole comme un cadeau du Seigneur, un trésor où elle puisait le sens de sa vie spirituelle. Ce n'était pas de l'exégèse, mais une lecture amoureuse de cette Parole vivante, qu'elle ne cessait de ruminer, selon le mot de la tradition monastique. Elle a gardé ces papiers dont personne n'avait connaissance. Ils n'étaient certainement pas destinés à être publiés. Leur authenticité n'en est que plus frappante. Les courtes méditations bibliques expriment une confiance et un abandon qui n'ont rien de désuet, un peu dans le style de Thérèse de Lisieux luttant dans l'épreuve à la fin de sa vie.

Son frère, le Père Raymond Girard, que peut-être certains ont connu quand il était curé de la paroisse Notre Dame de la Paix à Montpellier, avait choisi quelques-uns de ces papiers pour en faire un livre : la Parole Ruminée qui n'est plus édité aujourd'hui.

Je vous propose de découvrir quelques pages de cet ouvrage, c'est un véritable trésor ...

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