Voici une nouvelle année qui commence et personne ne sait de quoi elle sera faite. Et pourtant, nous portons dans notre cœur tant de souhaits, de désirs, de rêves même ! Qui que nous soyons, quel que soit notre âge et notre état, le premier souhait que nous formulons, c’est la santé:« Bonne année et bonne santé pour 2021…» 
Mais cette santé, si faible soit-elle, comment va-t-elle nous permettre de poursuivre notre route ? Heureusement nous ne sommes pas seuls pour parcourir le chemin de nos vies : il s’éclaire de petites lumières qui nous permettent d’avancer au milieu de l’obscurité. Telle était l’annonce du message de Noël : une grande lumière s’est levée dans les ténèbres pour le Peuple qui marchait dans la nuit.
 Et cette lumière, c’est Jésus le Christ, l’Astre d’En haut, le Soleil de justice, la Lumière du monde. Telle est aujourd’hui encore notre manière d’actualiser ce message : toutes les petites lumières, ceux et celles qui nous sont proches, constituent une grande lumière et une belle clarté, des rayons de soleil.
 Et nous mêmes nous pouvons entrer dans ce même mouvement. Dans l’Évangile Jésus nous dit : « Je suis la lumière du monde », et il ajoute : Vous êtes la lumière du monde. » Que la lumière de Noël continue à illuminer nos cœurs, nos esprits et notre vie pendant cette année nouvelle.
Pour cela, la plus petite flamme de chacun de nous peut y contribuer.
Mgr Claude AZEMA  Évêque auxiliaire émérite de Montpellier

Elle a vécu soixante ans cachée dans le silence de son monastère. Elle s'est plongée avidement dans la recherche de Dieu. Elle l'a rencontré surtout dans la Parole et dans les sacrements, mais aussi dans le tissu quotidien de sa vie de travail et des relations. avec les soeurs de sa communauté. Coupée du monde elle s'est faite solidaire de ce monde et l'a porté dans sa prière, pour que le Seigneur l'éclaire et le sauve c'est bien une vocation apostolique qu'elle a vécue jusqu'au bout.

Après sa mort (en 1994), on a découvert des cartons emplis de petits papiers qu'elle écrivait depuis plusieurs années. Elle y notait ses réflexions, et surtout le fruit de sa méditation sur le texte biblique qui lui était donné chaque semaine par son confesseur.

Elle accueillait cette Parole comme un cadeau du Seigneur, un trésor où elle puisait le sens de sa vie spirituelle. Ce n'était pas de l'exégèse, mais une lecture amoureuse de cette Parole vivante, qu'elle ne cessait de ruminer, selon le mot de la tradition monastique. Elle a gardé ces papiers dont personne n'avait connaissance. Ils n'étaient certainement pas destinés à être publiés. Leur authenticité n'en est que plus frappante. Les courtes méditations bibliques expriment une confiance et un abandon qui n'ont rien de désuet, un peu dans le style de Thérèse de Lisieux luttant dans l'épreuve à la fin de sa vie.

Son frère, le Père Raymond Girard, que peut-être certains ont connu quand il était curé de la paroisse Notre Dame de la Paix à Montpellier, avait choisi quelques-uns de ces papiers pour en faire un livre : la Parole Ruminée qui n'est plus édité aujourd'hui.

Je vous propose de découvrir quelques pages de cet ouvrage, c'est un véritable trésor ...

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